JAPON

SAKURA

L’histoire et la symbolique du Sakura, le cerisier japonais, sont emplis de beauté et de poésie. Le cerisier marque le début du printemps et occupe une place à part dans la culture nippone. La coutume de l’hanami, qui consiste à admirer la beauté de ces fleurs est ancestrale et est encore aujourd’hui respectée dans tout le Japon. A l’origine ce n’était pas l’arbre en pleine floraison  qui attirait l’admiration des Japonais mais le moment où le vent faisait envoler les pétales des fleurs en une pluie multicolore. Ceux-ci allaient se déposer sur les lacs et rivières pour voguer au gré des courants, ce qui suscitait émoi et joie. Cette exaltation est liée au « mono no aware » ou la sensibilité pour l’éphémère, un concept esthétique japonais qui trouve la beauté dans ce qui ne dure pas. 


Contrairement à certaines autres fleurs dont les pétales fanent avant de tomber, les fleurs de Sakura sont emportées par le vent au beau milieu de leur fleuraison, elles n’ont donc pas le temps de flétrir. Ceci explique pourquoi au Japon les cerisiers ne sont pas considérés comme le symbole de la beauté féminine, mais comme celle du guerrier qui part mourir au combat dans la force de l’âge. Ces fleurs sont si ancrées dans la spiritualité japonaise que, durant la deuxième guerre mondiale, les soldats Japonais devaient penser aux Sakura pour se donner du courage et continuaient le combat dans l'espoir de les voir refleurir. Représentée sur les tissus, la fleur de Sakura symbolise la douceur, la gentillesse et l’acceptation du caractère éphémère de la beauté.

TIGRES ET DRAGONS

Contrairement à son homologue occidental, le Dragon japonais est une créature bienveillante qui apporte bonne fortune et réussite. C’est un Kami (divinité japonaise) d'une grande puissance créatrice, une icône positive, représentant le principe yang masculin, ainsi que le changement, l'énergie, la richesse et la créativité.Importé de Chine avec le bouddhisme, le dragon est l'une des quatre créatures légendaires qui gardent les quatre directions cosmiques (Phoenix / Sud, Dragon / Est, Tortue / Nord et Tigre / Ouest).

 

Bien qu'il n'ait jamais vécu à l'état sauvage dans l'archipel Japonais, les citoyens connaissent depuis longtemps le Tigre. Ce dernier est vénéré tout comme il est redouté partout sur l’île grâce aux images, aux histoires, mais surtout grâce aux peaux apportées par les commerçants et les soldats. Il est bon de savoir que le mot japonais pour Tigre « tora » est un dérivé du mot « taira » originaire de Chine méridionale. Le Tigre étant considéré comme particulièrement protecteur avec ses petits, les porte-bonheur Tigre étaient utilisés pour assurer la santé et la sécurité des enfants. On dit aussi que le fauve peut parcourir jusqu’à 4000km avant de revenir chez lui. C'est pourquoi il est devenu un symbole important pour les soldats partant à la guerre. L’image du Tigre est également utilisée au Japon pour éloigner le mal et les mauvaises énergies. Au temple Kurama de Kyoto, des Tigres et des Lions sont chargés de la protection de l’endroit sacré.

 

Dans le taoïsme libre, les philosophes voyaient l'univers comme un tout s’équilibrant entre le Yin et le Yang : le yang, actif et masculin, prend la forme d'un Dragon mythologique ; le yin, passif et féminin, est associé à la force tranquille du Tigre. A travers ce motif, on peut donc voir un équilibre intérieur que chacun de nous doit trouver entre le tigre et le dragon qui sommeillent en nous, mais aussi de façon plus moderne un équilibre entre Orient et Occident pour un monde plus apaisé.

SHOBU

L’Iris ou Hanashôbu, plus particulièrement celui que l’on appelle l’Iris du Japon, est une plante vivace rustique. Elle aime les endroits frais et les cours d’eau, et symbolise le mois de juin (rokugatsu) ainsi que les premières chaleurs. Les couleurs de l’Iris sont intenses, le vert du feuillage fait ressortir les fleurs, principalement bleues, mais aussi possiblement blanches ou violettes. L’iris est à la fois associé au printemps, à la fécondité, mais aussi à la nostalgie et au passé lointain. Paradoxalement il symbolise aussi la virilité et les samouraïs, la forme des feuilles évoquant la lame de leur katana. Ils tiennent une place particulière dans la culture japonaise en témoigne leur place au sanctuaire Meiji de Tokyo.

L’importance des fleurs pour les Japonais s’inspire de leurs croyances shintoïstes, historiquement les plus anciennes. Cette religion ancestrale a en effet pour maître mot la nature et le respect de ses éléments. L’arrivée du bouddhisme sur l’archipel finit de lier ce peuple au monde végétal qui l’entourait. Les nombreuses offrandes à Bouddha (essentiellement composées de fleurs) entraînèrent même la création d’un art floral unique au monde : l’ikebana. Il signifie « la voie des fleurs »  et est activement pratiqué depuis cinq siècles, mais ses origines remontent à plus de treize siècles. Cet arrangement floral est basé sur une construction linéaire, où les directions des fleurs symbolisent trois axes principaux : l’humanité, le ciel et la terre. La composition, dont la structure est généralement sobre, a pour mission de mettre en valeur le contenant, comme les branches, les tiges et les fleurs.

LES GRUES- TSURU

La grue japonaise est souvent représentée sur les tissus et papiers japonais, de façon réaliste ou bien sous la forme d’origami. C’est un grand oiseau avec un long cou et de longues pattes. Ses plumes sont majoritairement blanches et le haut de sa tête est rouge. Cet oiseau gracieux symbolise la longévité, la bonne fortune ainsi que la fidélité puisque la grue japonaise est connue pour choisir un partenaire à vie. En effet si le motif est composé d’un couple de grues il symbolise un mariage fort et heureux. Les grues sont très appréciées au Japon. Une légende raconte que si l’on réalise mille grues en origami on voit alors ses vœux se réaliser. C’est pour toutes ces raisons que la grue est majoritairement utilisée comme motif sur le « uchikake », ce long manteau de kimono porté lors des mariages. Enfin, les larges ailes de la grue étaient perçues comme un moyen d’amener les âmes au paradis et de porter chacun vers un niveau plus élevé de spiritualité, vers l’illumination.

Les gens croyaient au retour de l’âme de leurs ancêtres lorsqu’elles arrivaient car ces oiseaux, habitant le royaume de Tokoyo (pays imaginaire situé au-delà des mers), leur rendaient visite à la période de la fête des morts. On suppose que c’est la raison pour laquelle le développement des portails a connu une croissance exponentielle, car ceux-ci, que l’on appelle torii (tori=oiseau/i=maison), sont en forme de perchoirs. 

TAYRO BATA

Le TAYRO-BATA, qui signifie littéralement « drapeau à grosse prise », était utilisé par les pêcheurs pour signifier qu’ils venaient d’effectuer une très belle pêche. Aujourd'hui ces bannières sont utilisées comme ornements décoratifs sur les navires, ainsi que pour les festivals et les événements propres à l’univers maritime.

Sur le tissu que nous utilisons, nous retrouvons également de fines impressions et broderies qui mettent en avant l’oiseau national du Japon : la grue. Avec le dragon et la tortue, la grue est l'un des trois animaux mythiques dans la culture japonaise.

KANAGAWA

Ce tissu est directement inspiré des estampes du peintre japonais Hokusai appelées « Trente-six vues du Mont Fuji ». On y distingue la célèbre vague «kanagawa» ainsi que la silhouette enneigée du Mont Fuji en fond.

L’iconographie choisie par Hokusai fait écho notamment aux motifs Seigaiha utilisés depuis plus de 1000 ans au Japon (ils seraient apparus au VIè siècle). Le Seigaiha représente les vagues de la mer bleue ondulant à l’infini et exprimant l’éternité. On remarque encore une fois l’omniprésence de l’eau et de la mer dans la culture traditionnelle Japonaise.

Très graphique ce motif de « Vagues de la mer bleue » selon la traduction littérale est aujourd’hui une icône de la pop culture.

SEIGAIHA

Le Seigaiha représente les vagues de la mer qui ondulent à l’infini. Ce motif exprime le sentiment d’éternité, le calme et la tranquillité de la mer. Plus indirectement la richesse ou la résilience.

Ce terme trouve son origine en Perse pendant la dynastie des Sassanides (III-VIIe s.) et arrive au Japon par la route de la soie durant la période Asuka (VI-VIIe s.). Le mot seigaiha désigne à l’origine une danse au cours de laquelle deux danseurs reproduisent par le balancement de leurs longues manches de kimono, le mouvement des vagues. Ce motif est toujours très utilisé dans la culture japonaise mais aussi par de nombreux designers occidentaux. Traditionnellement bleu, ce motif est aujourd’hui décliné dans plusieurs couleurs et principalement en rouge.

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