TRADITIONS TEXTILES

KALAMKARI

KHOKHLOMA

Khokhloma est le nom d'un artisanat traditionnel apparu en Russie au milieu du XVIIème siècle aux environs de Nijni Novogrod, dans de petits villages de la rive gauche de la Volga, dont celui de Khokhloma. Il s'agit de la décoration laquée de meubles et d'objets de vaisselle en bois, utilisant le rouge, le vert et le noir sur fond doré. Les motifs sont floraux ou représentent avant tout des fraises ou des baies de sorbier. Ils représentent également des oiseaux et des poissons, mais le plus souvent ce sont des volutes florales. La couleur dorée ne vient pas de l'or, mais d'un mélange de gommes arabiques et d’arsenic. Les couleurs sont laquées quatre ou cinq fois. Les objets sont ensuite passés au four pendant quatre heures entre 150 et 160 degrés, ce qui donne aux couleurs leur apparence métallique typique.

Cet artisanat est apparu chez les paysans vieux-croyants de la rive gauche de la Volga.

Cet artisanat a été revitalisé dans les années 1930 sous la période soviétique puis d'avantage à partir des années 1960 pour le tourisme. Aujourd'hui les deux principaux foyers de fabrication sont la ville de Semionov (avec deux fabriques) et autour du village de Siomino, près de Kovernino, qui réunit la production des artisans de cette région.

Les tissus Kalamkari sont originaires de la région de l’Andhra Pradesh (Inde du Sud). Kalam est un mot d’origine persane, qui veut dire pinceau ou la brosse et « kari » la main. Il s’agit d’un art très ancien qui a connu son apogée dans le riche royaume de Golconde au Moyen-Âge, grâce au développement des échanges commerciaux avec la Perse. Les tissus Kalamkari racontent des histoires qui sont généralement tirées de la mythologie hindoue, de la nature (fleurs, animaux) et de la vie quotidienne.  

La fabrication du kalamkari nécessite de la patience de la persévérance et de longues semaines de travail. La première étape consiste à blanchir le coton. La toile de coton écrue est d’abord soigneusement plongée dans une solution faite avec le jus d’une plante appelée « myrobalan ». Ce procédé permet de donner à la toile de coton les qualités nécessaires pour fixer les couleurs.

 

Deuxième étape, la réalisation des dessins. Les dessins sont réalisés à la main, à l’aide d’un bambou taillé, muni d’un petit réservoir de teinture végétale. Ils peuvent également être sculptés sur des planches de bois pour être ensuite imprimés sur la toile de coton.


Troisième étape : l'application des couleurs sont appliquées les unes après les autres. Les teintures sont fabriquées à partir de végétaux. Le bleu tire ainsi sa couleur de la fleur d’indigo et le jaune du safran par exemple.

SHIBORI

Le procédé de fabrication « shibori » date du VIIème siècle et a été retrouvé en Chine, en Inde mais également au Pérou. Au Japon, cette technique textile s’est imposée comme un art. Jadis, les tissus shibori, réputés pour la beauté de leurs impressions alliée à la finesse des broderies, ornaient les vêtements des samouraïs mais aussi les kimonos des geishas à l’ère Edo. Aujourd’hui, ils illuminent nos sweats M.D.T.


Le nom "shibori" provient du terme japonais "shiboru" qui signifie tordre, presser. Il existe de nombreuses techniques pour pratiquer l’art du shibori. Elles se divisent principalement en trois catégories : les nœuds, la couture et le pliage afin d’empêcher la teinture de se déposer sur certaines zones du tissus et ainsi créer des motifs. Sur le tissu que nous utilisons, nous retrouvons également de fines impressions et broderies qui mettent en avant l’oiseau national du japon : la grue. Avec le dragon et la tortue, la grue est le troisième animal mythique dans la culture japonaise.

SHWESHWE

L’histoire du shweshwe nous fait traverser le globe et l’histoire coloniale. En effet avec l'établissement de la colonie néerlandaise du Cap en 1652, les marchandises du commerce est-asiatique sont de plus en plus souvent acheminées par l'Afrique australe avant d'atteindre l'Europe. À l'époque, les tissus indigo teints naturellement en provenance d'Inde et du Bengale avaient la cote auprès des riches Européens. La plante utilisée pour la teinture à l'indigo ne pouvait pas pousser dans le froid du climat européen. L'offre était limitée et les importations en provenance des Indes orientales constituaient l'option la plus viable. Au Cap, les colons néerlandais achetaient cet indigo à des commerçants lors de leur voyage de retour vers l'Europe. A cette époque, le tissu était utilisé par les Hollandais, les Khoikhoi et les esclaves. Dans les années 1840, les missionnaires français ont fait don au chef Basotho, le roi Moshoeshoe I, d'un tissu imprimé à l'indigo. Séduit par le tissu, il le popularisa dans toute la région auprès des Sotho et Zoulous de son royaume. Le nom shweshwe est ainsi dérivé de ce roi dont le nom s’écrivait aussi "Moshweshwe".

 

En 1858, les Allemands sont arrivés au Cap-Oriental. Ils ont eux aussi apporté du tissu indigo. Les femmes xhosa qui fréquentaient les missionnaires allemands ont rapidement adopté le shweshwe et celui-ci s'est progressivement répandu parmi le peuple xhosa. Peu à peu le shweshwe se répand dans toutes les autres communautés sud-africaines : les esclaves, les soldats, les femmes des peuples xhoisan et certains pionniers Boers le portent.

 

La technique de fabrication s’est uniformisée et reste assez simple : les toiles teintes sont passées à travers des rouleaux de cuivre gravés de motifs, libérant un agent décolorant qui marque le tissu. Au XXème siècle le shweshwe gagne aussi en popularité en Europe centrale et s’implante en Angleterre dans les années 30, après avoir longtemps été fabriqué en Europe Centrale. Face à la demande grandissante, différentes usines s’installent dans le Lancashire ; parmi elles, le Spruce Manufacturing qui produit la marque Three Cats va s’imposer comme la marque référence. L'année 1982 est significative dans l'histoire du shweshwe. Une marque de vêtements britannique, Tootal, investit dans Da Gama Textiles, un fabricant du Cap-Oriental, pour produire du shweshwe localement. Grâce aux avantages de la production locale, le shweshwe de Da Gama prospère. De nouvelles couleurs, telles que le brun chocolat et le bordeaux, sont introduites. Une décennie plus tard, Da Gama rachète la marque Three Cats et la développe pour en faire la marque de shweshwe référence aujourd’hui.

WAX

Le wax est un des symboles textiles de l'Afrique subsaharienne également emprunt  d'Histoire et de traditions. C'est un tissu en coton, imprimé des deux côtés grâce à un système de cire (wax en anglais). Si le wax est associé à l’Afrique, c’est en Indonésie que la technique a vu le jour. À la fin du XIXème siècle, les colons britanniques et hollandais ont découvert puis exporté la méthode d’impression des batiks javanais. L’Afrique l’a adopté et en a fait son emblème vestimentaire. 

Ainsi, la fabrication du wax, véritable melting pot d’influences, est la rencontre féconde d’un mix de traditions textiles indonésiennes, hollandaises et africaines. Elle reprend la technique du batik traditionnel de façon mécanique : une réserve de cire est appliquée dans les interstices de deux rouleaux de cuivre sculptés selon les motifs à appliquer. Le tissu, ainsi protégé par des motifs de cire, est trempé dans une teinture à l’indigo, puis séché à l’air. Les couleurs secondaires sont ensuite appliquées à la main ou imprimées directement avec des planches.

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